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Des millions de cyberattaques pour museler WikiLeaks


Les millions de cyberattaques dont a fait l'objet WikiLeaks, qui a dans un premier temps migré vers des serveurs en France et en Suède avant d’être désormais disponible sur une adresse suisse, sont selon des experts, le fait de cyber-pirates extrêmement bien organisés utilisant des millions d'ordinateurs.



Wikileaks
Wikileaks
Le site Wikileaks qui publiait depuis le week-end dernier des télégrammes diplomatiques américains secrets a été fermé dans la nuit de jeudi à vendredi par le fournisseur de noms de domaine américain EveryDNS.net qui sert d'interface entre 500 000 sites et leurs serveurs, après avoir été victime de cyberattaques dites «DDOS», c'est-à-dire de «déni de service distribué», très répandues selon les experts.


Ces attaques consistent à envoyer depuis des millions d'ordinateurs des centaines de requêtes par seconde à un site, explique Jean-Philippe Bichard, analyste et porte-parole de l'éditeur de logiciels de sécurité informatique Kaspersky Lab.

 
Le site ainsi sollicité est surchargé par toutes ces requêtes auxquelles il essaie de répondre provoquant ainsi la saturation du serveur qui l'héberge qui se trouve dans l'incapacité de faire fonctionner correctement les autres sites auquel il sert de plate-forme. «Ces millions d'ordinateurs sont contrôlés, à l'insu de leur propriétaire, par des gangs de cybercriminels» dont les services «se louent» facilement sur internet, explique Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité chez le spécialiste de la protection informatique Symantec .


Malgré les problèmes techniques, WikiLeaks, qui rappelons-le avait été exclu de ses serveurs par Amazon au motif qu'il violait «plusieurs points» de son règlement interne, a réussi à réapparaître presque instantanément. Et ce, grâce à OVH , l'un des leaders français de l'hébergement de sites, et la société suédoise Bahnhof qui  avaient pris le relais dès vendredi, en publiant une version dupliquée de la base de données originale de Wikileaks, tenue au secret.


Le site a ainsi changé d'adresse, adoptant 'une extension suisse «.ch» pour devenir wikileaks.ch au lieu de wikileaks.org.


Vendredi, le site a été attaqué mais d’une manière plus politique par Éric Besson, le nouveau ministre chargé de l'Économie numérique , qui a demandé au Conseil général de l'Industrie, de l'Énergie et des Technologies de mettre fin à l'hébergement du site en France parce que cela violait le secret diplomatique. OVH a refusé d'obtempérer, et a saisi un juge des référés «afin qu'il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français». La société basée à Roubaix dans le Nord, attend une décision et s'est engagée à l'appliquer «immédiatement».

Dominique Desaunay
04/12/2010
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