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Enquête judiciaire visant la firme française Amesys


La société Amesys, filiale de Bull, est accusée d’avoir aidé le régime Kadhafi et suspectée de complicité de torture.



Carte Amesys en Libye
Carte Amesys en Libye
Deux associations, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH ) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH ), sont à l’origine de cette procédure visant Amesys soupçonnée d’avoir permis des actes de tortures en Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Amesys, spécialiste de l’informatique pour les professionnels et en partie détenu par l’Etat français, est spécialisée dans les systèmes sécuritaires. La société propose des outils pour surveiller les réseaux de téléphonie mobile et Internet, permettant ainsi de repérer des personnes ou des messages.


Nous avions consacré un article sur le sujet fin 2011. Amesys a conclu un contrat avec la Libye de Kadhafi et installé en 2007 un système permettant d’espionner toutes les communications transitant par le réseau libyen. Mais voilà, le régime Kadhafi a utilisé cette technologie pour localiser les opposants et les arrêter. La FIDH et la LDH assurent qu’Amesys ne pouvait ignorer les pratiques du régime Kadhafi, à savoir la torture des prisonniers.


Amesys a reconnu début septembre avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet". Mais a précisé que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye.


Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH déplore " qu'il ait fallu attendre sept mois avant qu'une information judiciaire soit effectivement ouverte sur un dossier portant sur des faits aussi graves".

Dominique Desaunay
22/05/2012
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