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France : la certification électronique des décès mal utilisée




Trop peu de médecins français utilisent un nouvel outil à leur disposition pour déclarer les décès, la certification électronique qui permettrait pourtant d'alerter rapidement en cas d'épidémie.



la certification électronique des décès
la certification électronique des décès
Selon une étude de l'Institut national de veille sanitaire (INVS ) et du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CepiDc ) de l'Inserm publiée ce mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH ), seulement 5% des décès en France sont notifiés via internet par le système de "certification électronique des décès".


Opérationnel depuis 2007 ce système permet à l'ensemble des médecins de certifier directement et de manière instantanée les décès via un système sécurisé sur internet.


Mais "le déploiement de la certification électronique reste encore limité" avec une répartition socio-démographique imparfaite et une répartition géographique hétérogène.


Pourquoi ? Pour les médecins libéraux, l'outil est compliqué à utiliser puisqu'il faut disposer d'un ordinateur au moment du constat du décès. Pour les hôpitaux, le principal frein est la multiplicité des formulaires à remplir lors d'un décès.


L’étude souligne que "l'analyse des décès collectés à partir de la certification électronique constitue une avancée majeure dans la surveillance en temps réel de la mortalité". Et de conclure que le nombre de déclarations de décès via internet est actuellement insuffisant pour assurer "une surveillance fine des tendances de la mortalité". "Seule une forte participation" à ce système permettrait d'utiliser ses données pour "évaluer et comprendre la surmortalité" lors d'un nouvel événement sanitaire comme une "pandémie de grippe" ou "épidémie de chikungunya".

Dominique Desaunay
10/01/2012
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