En 2001, Yasmina et Pascal Fayet effectuent un voyage au Sénégal, durant leur séjour dans le village de Niomré, ils sont frappés par l’inexistence d’infrastructures de stockage de denrées agricoles adéquates. Les paysans stockaient comme ils le pouvaient dans conditions de conservation peu stables, ce qui entraînait beaucoup de pertes après la récolte.
Le constat est terrible, et selon le dernier bilan de l'Onu, la crise alimentaire frappe plus de 18 millions de personnes dans les huit pays du Sahel . Stopper la perte des récoltes fait partie de l’équation à résoudre pour venir en aide aux populations.
"Le problème numéro 1, c'est la faible disponibilité des denrées alimentaires, à l'origine d'une grande mortalité infantile", explique le couple Fayet. Des projets de production de froid pour des greniers étaient bien en cours mais le problème du coût de l’énergie pour produire ce froid salvateur, les rendaient irréalisables.
Yasmina et Pascal imaginent alors un système de production de froid "La nuit, la température baisse par le phénomène du rayonnement vers l'espace, et la rosée au petit matin n'est finalement qu'une condensation de la température atmosphérique", expliquent Yasmina et Pascal, sur le site d'ITerrae, la société du refroidissement radiatif qu’ils ont créé. " Restait à trouver un moyen de capter cette condensation", et ils l’ont trouvé !
En consultant les publications sur le "refroidissement radiatif sur la voûte céleste", appelé aussi "effet de serre inverse ", ils conçoivent un système qui permet de stoker la fraîcheur de la nuit dans une réserve thermique pour la restituer le jour dans l'entrepot des produits frais.
Deux laboratoires de spectrométrie du CNRS ont aidé gracieusement Yasmina et Pascal Fayet à réaliser leur prototype de "grenier du Sahel ", au Burkina Faso.
Le premier grenier test est un hangar en terre crue séchée au soleil, il présente des voûtes de 3m de haut avec un toit de 100 m2 sur lequel trois panneaux solaires fournissent l'énergie nécessaire à l'éclairage et la ventilation. Le réservoir thermique est intégré au bâti. "La température à l'intérieur est stable autour de 20° alors que dehors il fait plus de 40°, et en jouant sur la vitesse de circulation de l'air, on peut descendre à 15°", indique Pascal Fayet.
Dans le grenier sont conservés, oignons, aubergines, pommes de terre et carottes…L’isolant contre la chaleur diurne est un mélange d'une plante aquatique invasive le typha et de milliers de sacs plastiques récupérés sur place. "Ces sacs, une fois comprimés fournissent un bon isolant à bulles d'air" selon Pascal
Avec l'aide de la Fondation Albert II de Monaco, le couple installent un "grenier pilote" en avril dernier à 80 km au sud de Dakar dans l'éco-village de Mbakombel.
Le grenier affiche une consommation d'énergie zéro ainsi qu'une absence d'émission de gaz à effet de serre aucun rejet de chaleur, à la différence des systèmes traditionnels de réfrigération.
Comment fonctionne un Grenier du Sahel ? Une enceinte est construite selon les techniques locales avec des matériaux locaux. Ce grenier est entièrement conçu en fonction des denrées entreposées, toute la construction est réalisée avec une bonne gestion des techniques d’isolation et de ventilation naturelle.
Cet appareillage est complété par une masse thermique, sorte de réserve de fraicheur qui est disposée au cœur du Grenier que Pascal Fayet nomme le réacteur. Comme les nuits sont plus froides que les jours, cette fraicheur « recharge» en froid la masse thermique du grenier.
Le système radiatif nocturne est disposé en toiture, un autre dispositif amovible en sous toiture, sert de réfléchissant au rayonnement infrarouge, afin de réduire les apports de chaleur durant la journée, c’est le principe du thermos, on isole pour garder le frais.
La masse thermique accumule et restitue le froid nocturne et permet de « lisser » les températures dans l’enceinte du hangar.
Yasmina et Pascal Fayet désirent maintenant de doter chacun des 14.000 éco-villages du Sénégal des "Greniers du Sahel", afin de réduire les pertes après les récoltes.
Le constat est terrible, et selon le dernier bilan de l'Onu, la crise alimentaire frappe plus de 18 millions de personnes dans les huit pays du Sahel . Stopper la perte des récoltes fait partie de l’équation à résoudre pour venir en aide aux populations.
"Le problème numéro 1, c'est la faible disponibilité des denrées alimentaires, à l'origine d'une grande mortalité infantile", explique le couple Fayet. Des projets de production de froid pour des greniers étaient bien en cours mais le problème du coût de l’énergie pour produire ce froid salvateur, les rendaient irréalisables.
Yasmina et Pascal imaginent alors un système de production de froid "La nuit, la température baisse par le phénomène du rayonnement vers l'espace, et la rosée au petit matin n'est finalement qu'une condensation de la température atmosphérique", expliquent Yasmina et Pascal, sur le site d'ITerrae, la société du refroidissement radiatif qu’ils ont créé. " Restait à trouver un moyen de capter cette condensation", et ils l’ont trouvé !
En consultant les publications sur le "refroidissement radiatif sur la voûte céleste", appelé aussi "effet de serre inverse ", ils conçoivent un système qui permet de stoker la fraîcheur de la nuit dans une réserve thermique pour la restituer le jour dans l'entrepot des produits frais.
Deux laboratoires de spectrométrie du CNRS ont aidé gracieusement Yasmina et Pascal Fayet à réaliser leur prototype de "grenier du Sahel ", au Burkina Faso.
Le premier grenier test est un hangar en terre crue séchée au soleil, il présente des voûtes de 3m de haut avec un toit de 100 m2 sur lequel trois panneaux solaires fournissent l'énergie nécessaire à l'éclairage et la ventilation. Le réservoir thermique est intégré au bâti. "La température à l'intérieur est stable autour de 20° alors que dehors il fait plus de 40°, et en jouant sur la vitesse de circulation de l'air, on peut descendre à 15°", indique Pascal Fayet.
Dans le grenier sont conservés, oignons, aubergines, pommes de terre et carottes…L’isolant contre la chaleur diurne est un mélange d'une plante aquatique invasive le typha et de milliers de sacs plastiques récupérés sur place. "Ces sacs, une fois comprimés fournissent un bon isolant à bulles d'air" selon Pascal
Avec l'aide de la Fondation Albert II de Monaco, le couple installent un "grenier pilote" en avril dernier à 80 km au sud de Dakar dans l'éco-village de Mbakombel.
Le grenier affiche une consommation d'énergie zéro ainsi qu'une absence d'émission de gaz à effet de serre aucun rejet de chaleur, à la différence des systèmes traditionnels de réfrigération.
Comment fonctionne un Grenier du Sahel ? Une enceinte est construite selon les techniques locales avec des matériaux locaux. Ce grenier est entièrement conçu en fonction des denrées entreposées, toute la construction est réalisée avec une bonne gestion des techniques d’isolation et de ventilation naturelle.
Cet appareillage est complété par une masse thermique, sorte de réserve de fraicheur qui est disposée au cœur du Grenier que Pascal Fayet nomme le réacteur. Comme les nuits sont plus froides que les jours, cette fraicheur « recharge» en froid la masse thermique du grenier.
Le système radiatif nocturne est disposé en toiture, un autre dispositif amovible en sous toiture, sert de réfléchissant au rayonnement infrarouge, afin de réduire les apports de chaleur durant la journée, c’est le principe du thermos, on isole pour garder le frais.
La masse thermique accumule et restitue le froid nocturne et permet de « lisser » les températures dans l’enceinte du hangar.
Yasmina et Pascal Fayet désirent maintenant de doter chacun des 14.000 éco-villages du Sénégal des "Greniers du Sahel", afin de réduire les pertes après les récoltes.
Dans les villages au Burkina, un drame se prépare : les puits sont à sec, les greniers vides, les céréales se vendent à prix d'or. Une équipe de Droit Libre TV a mené l'enquête dans le village de Komsilga, à 20 kilomètres de Ouagadougou.
Les-Greniers-du-Sahel-09-09.pdf
(1.47 Mo)
Qu’est ce que le « Refroidissement Radiatif » ?




















