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L'UFC Que choisir porte plainte contre des éditeurs et distributeurs de jeux vidéo


L'UFC Que choisir a annoncé le 29 novembre avoir déposé plainte pour "pratiques commerciales trompeuses" et "tromperie" contre plusieurs éditeurs et distributeurs, dont Warner Interactive et la FNAC.



UFC Que choisir porte plainte...
UFC Que choisir porte plainte...
Les plaintes ont été déposées aux tribunaux de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Nanterre (Hauts-de-Seine) et Grasse (Alpes-Maritimes). "Elles visent des pratiques inadmissibles sur le marché du neuf et de l'occasion", a expliqué Alain Bazot, le président de l'UFC Que choisir.


L'association de consommateurs, alertée ces derniers mois par plusieurs utilisateurs à propos de "bugs" récurrents, a décidé d'élargir son enquête via "un appel à témoignages" qui a permis de recueillir 560 réponses sur tous types de dysfonctionnements.


Elle en a retenu 459, collectées en avril/mai puis octobre/novembre 2011, et portant sur les modèles les plus récents - sortis dans l'année écoulée - ou les plus demandés. Des "témoins" de tous âges ont observé trois "bugs techniques" - le "crash" (arrêt immédiat), le "freeze" (gel de l'écran), ou la "sauvegarde défaillante" - qui obligent l'utilisateur à relancer le jeu au dernier niveau enregistré, ou pire, à la case départ.


Les éditeurs les plus visés sur ce point: EA Games (27% des témoignages), Ubisoft (12%) et Activision (11%). Quatre éditeurs, - Codesmasters, Warner Interactive, THQ, Bethasda Software - et trois distributeurs - Micromania, FNAC Direct, et Game France - sont concernés.


L'UFC en profite pour épingler une nouvelle pratique visant la "plupart des éditeurs": le "jeu en kit" que l'utilisateur doit compléter avec des contenus supplémentaires (DLC) payants. Ces jeux s'apparentent en effet à "des démos" vendues, aujourd'hui, pour le même prix que les jeux que l'on pouvait se procurer, hier, selon l'association, dans leur version complète.


Enfin, l'UFC observe que certains éditeurs cherchent "à tuer le marché de l'occasion", en dotant leurs jeux de codes d'activation, non réutilisables. Le deuxième utilisateur devra donc payer de 4 à 10 euros pour se procurer un nouveau code d'accès.


Parmi les jeux les plus fréquemment cités dans l’enquête de l’UFC, figure l'un des plus demandés sur le marché, "Battlefield 3 ", également épinglé pour des dysfonctionnements dans son logiciel et dans la connexion aux serveurs pour les parties "multi-joueurs".



Dominique Desaunay
30/11/2011
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