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La cyber-guerre syrienne


Les frappes militaires contre la Syrie sont toujours en discussion, mais, il semble qu’une cyber-guerre totale, contre le régime de Damas, soit engagée, opposants les pro- et les anti-Al Assad. La bataille fait rage, les cyber-combattants des deux camps s’affrontent tous azimuts.



L’armée électronique syrienne qui avait déjà revendiqué, l’intrusion de nombreux organes de presse américains , comme les serveurs du New York Times, de Twitter...et, dans la nuit, lundi dernier, le site de recrutement des Marines US, s'oppose aux  cyber-combattants qui ont ralliés la bannière des Anonymous.

Tous ces pirates informatiques attaquent et contrattaquent, certaines opérations se produisent au coeur  même de l’internet syrien. La semaine dernière, des hackers anti-al-Assad revendiquaient, sur leurs comptes twitter, l'intrusion de plusieurs sites gouvernementaux, ceux du ministère de l’énergie, de la poste, et l’attaque réussie de l’agence des télécommunications syriennes.


Le weekend dernier, les Anonymous affirment avoir désactivé le site de la ville d’Alep pendant quelques heures, et avoir piraté l’agence de presse « Sana ».


Les Anonymous ont également publié l’identité d’un des membres de l’armée électronique syrienne qui habiterait aux Etats-Unis et mènerait ses attaques depuis l’Etat de Pennsylvanie !


L’un des « hacktivistes » anti-al-Assad s’est confié récemment au Washington Post, il considère que la guerre cybernétique s’est intensifiée depuis l'annonce, de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils. Olivier Tucket, c’est son pseudonyme sur le web, estime que le réseau internet de la Syrie présente de nombreuses failles, les sites sont très faciles à pénétrer.


Il affirme, documents à l’appui, avoir pris le contrôle des serveurs informatiques de l’état "syrgov.sy", d’avoir accédé aux boîtes électroniques, qu’il a aussitôt transféré sur les pages du blog d'un sénateur américain, sur le portail du gouvernement israélien, le pirate a également redirigé "syrgov.sy" vers les serveurs de courriels de la Marine chinoise.


Des intrusions étonnament faciles, selon le hacker, il semblerait que les autorités syriennes ne prennent pas au sérieux la sécurité de leur  réseau, en effet, la plupart des communications gouvernementales, ne sont pas chiffrées, par exemple … de nombreux experts américains partagent ce constat et remarquent que certaines pannes de la toile en Syrie, seraient volontairement provoquées par les informaticiens du régime, afin d'endiguer le flot des attaques perpétrées par les pirates.


Enfin, une nouvelle vidéo des Anonymous circule depuis quelques jours sur la toile, son titre : « Le silence est un crime de guerre ». L’affrontement cybernétique est donc bien engagé, seule consolation, ces victimes, demeurent pour l’instant « virtuelles ».



Dominique Desaunay
05/09/2013
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