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La liberté d'expression "en danger" au Cameroun selon 3 ONG


Selon un rapport remis au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies par PEN International, Committee to Protect Journalists, et Internet Sans Frontières, la liberté d’expression est en danger au Cameroun.



Le rapport affirme que le Cameroun est un "pays dans lequel être un écrivain ou journaliste, à la fois en ligne et hors ligne, est risqué"


Le document remis au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies par PEN International, Committee to Protect Journalists et Internet Sans Frontières, indique que le pays dirigé par le président Paul Biya depuis 1982 utilise des mesures de plus en plus autoritaires pour réprimer les écrivains, les musiciens, et la presse...


Selon les 3 ONG, de nombreuses lois pénales punissent les écrivains et les journalistes si leur travail est jugé non conforme aux intérêts de l’État, le gouvernement camerounais autorisent les détentions provisoires de longue durée dans des prisons surpeuplées, la torture systématique, et favorisent l'inexistence de procès équitable.


Les menaces sur la liberté d'expression existent également sur le Web. Le Cameroun procédé à une politique systématique de blocage du contenu sur Internet, en déléguant l'application de sa loi contre la cybercriminalité au secteur privé, sans contrôle judiciaire suffisant.


Rappelons que moins de 5% des camerounais ont aujourd’hui accès à Internet. Ce faible taux de pénétration s’explique, selon les auteurs du rapport, par le contrôle rigoureux que l’état exerce sur l'infrastructure des télécoms et une réglementation sévère appliquée à l'encontre des fournisseurs d'accès à Internet, avec comme conséquence, des coûts exorbitants pour les utilisateurs.


"Selon l’ONU l'accès à Internet est un droit de l’homme, fondamental au développement personnel et économique. Au Cameroun, l'Internet n'est pas accessible à tous. Le contrôle de l'Etat sur l'Internet et le monopole qu’il exerce sur son accès entravent la libre contribution de ses utilisateurs ainsi que leur expression en ligne", explique Archippe Yepmou, président d’Internet Sans Frontières.

L’audition du Cameroun par le Conseil des droits de l’homme aura lieu en avril et en mai 2013.

cameroon_upr__submission_isf_pen_cpj.pdf Cameroon_UPR_ Submission_ISF_PEN_CPJ.pdf  (258.75 Ko)


Dominique Desaunay
17/10/2012
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