Située à la lisière du Sahara à environ 1000 kms au nord de Bamako, Tombouctou qui compte 30.000 habitants, est surnommée "la cité des 333 saints" ou "la perle du désert". La ville est inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1988.
Fondée entre le XIe et le XIIe siècle, la ville a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes. Ses trois grandes mosquées, mais surtout des dizaines de milliers de manuscrits -dont certains datent de l'ère pré-islamique- témoignent de cette splendeur passée et de son âge d'or au XVIe siècle.
Le Tombeau des Askia, un site édifié en 1495 dans la région de Gao, qui comprend notamment un tombeau pyramidal et une mosquée, est inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 2004.
Depuis fin mars/début avril, les villes et régions administratives du nord du Mali --Tombouctou, Kidal et Gao-- sont tombées aux mains de groupes armés islamistes, après le coup d'Etat qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré. Les autorités de transition paraissent impuissantes à rétablir leur autorité sur le nord du pays. Les islamistes, qui veulent imposer la charia dans tout le Mali, affrontent la rébellion touareg. Ils ont déjà détruit plusieurs monuments et profané un mausolée à Tombouctou, suscitant déjà les protestations de l'Unesco .
Le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, réuni à Saint-Pétersbourg en Russie, jusqu'au 6 juillet, "a accepté la demande formulée par le gouvernement du Mali d'inscrire Tombouctou, ainsi que le Tombeau des Askia (situé à Gao, autre ville du nord malien tenue par des islamistes) sur la Liste du patrimoine mondial en péril".
Concrètement, il s'agit de lancer une alerte sur ces "sites menacés par le conflit armé qui affecte la région", a ajouté le Comité du patrimoine mondial qui demande à l'Union africaine et à la communauté internationale de faire "tout leur possible pour aider à protéger Tombouctou et le Tombeau des Askia".
Le comité demande également aux voisins du Mali de "mettre tout en œuvre pour prévenir le trafic d'objets culturels en provenance de ces sites", notamment des manuscrits anciens, susceptibles d'être "pillés".
Fondée entre le XIe et le XIIe siècle, la ville a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes. Ses trois grandes mosquées, mais surtout des dizaines de milliers de manuscrits -dont certains datent de l'ère pré-islamique- témoignent de cette splendeur passée et de son âge d'or au XVIe siècle.
Le Tombeau des Askia, un site édifié en 1495 dans la région de Gao, qui comprend notamment un tombeau pyramidal et une mosquée, est inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 2004.
Depuis fin mars/début avril, les villes et régions administratives du nord du Mali --Tombouctou, Kidal et Gao-- sont tombées aux mains de groupes armés islamistes, après le coup d'Etat qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré. Les autorités de transition paraissent impuissantes à rétablir leur autorité sur le nord du pays. Les islamistes, qui veulent imposer la charia dans tout le Mali, affrontent la rébellion touareg. Ils ont déjà détruit plusieurs monuments et profané un mausolée à Tombouctou, suscitant déjà les protestations de l'Unesco .
Le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, réuni à Saint-Pétersbourg en Russie, jusqu'au 6 juillet, "a accepté la demande formulée par le gouvernement du Mali d'inscrire Tombouctou, ainsi que le Tombeau des Askia (situé à Gao, autre ville du nord malien tenue par des islamistes) sur la Liste du patrimoine mondial en péril".
Concrètement, il s'agit de lancer une alerte sur ces "sites menacés par le conflit armé qui affecte la région", a ajouté le Comité du patrimoine mondial qui demande à l'Union africaine et à la communauté internationale de faire "tout leur possible pour aider à protéger Tombouctou et le Tombeau des Askia".
Le comité demande également aux voisins du Mali de "mettre tout en œuvre pour prévenir le trafic d'objets culturels en provenance de ces sites", notamment des manuscrits anciens, susceptibles d'être "pillés".
Charia à Tombouctou par
Reportage dans le nord du Mali, région désormais aux mains des Touaregs et des islamistes.
JT20H France2 Mercredi 11 avril 2012 Pluzz



















