Une des mesures que le gouvernement français veut mettre en place "sans délai", après les tueries de Toulouse et Montauban, est la pénalisation de la consultation de sites extrémistes. Pourtant cette mesure pourrait être déclarée contraire à la Constitution, la Cour européenne des droits de l'homme ainsi que le Conseil constitutionnel considérant que toute mesure limitant la liberté d'expression doit être limitée et encadrée.
Souvenons-nous du blocage des sites pédopornographiques jugé légal en France et dans d'autres pays d'Europe, tandis que le blocage de sites de téléchargement illégal est toujours considéré en Europe comme attentatoire à la liberté d'expression, parce que trop vaste.
En effet, où peut-on situer la limite entre organisation terroriste et parti politique ? Techniquement, la proposition du chef de l’Etat soulève des questions. Un contrôle "a priori" nécessite de demander à tous les fournisseurs d'accès à Internet de signaler les internautes qui se connectent sur les sites extrémistes.
Et on sait que ce type de surveillance est facile à contourner, en utilisant des proxys qui permettent de changer son adresse IP. Plus largement, cette mesure pourrait servir de prétexte à la mise en place de techniques de filtrage très intrusives.
Pour Lucie Morillon, responsable du bureau nouveaux médias de Reporters sans frontières "On se trompe de cible en s'en prenant à Internet, il y avait du terrorisme avant Internet. Au lieu de criminaliser la consultation des sites, on a plutôt envie de voir que les efforts se concentrent sur les gens qui alimentent ces sites et qui sont responsables d'actes terroristes".
Est-ce pour Nicolas Sarkozy qui a plusieurs fois parlé "d'Internet civilisé ", l’occasion de faire un premier pas en direction d’un web plus encadré et contrôlé ?
Souvenons-nous du blocage des sites pédopornographiques jugé légal en France et dans d'autres pays d'Europe, tandis que le blocage de sites de téléchargement illégal est toujours considéré en Europe comme attentatoire à la liberté d'expression, parce que trop vaste.
En effet, où peut-on situer la limite entre organisation terroriste et parti politique ? Techniquement, la proposition du chef de l’Etat soulève des questions. Un contrôle "a priori" nécessite de demander à tous les fournisseurs d'accès à Internet de signaler les internautes qui se connectent sur les sites extrémistes.
Et on sait que ce type de surveillance est facile à contourner, en utilisant des proxys qui permettent de changer son adresse IP. Plus largement, cette mesure pourrait servir de prétexte à la mise en place de techniques de filtrage très intrusives.
Pour Lucie Morillon, responsable du bureau nouveaux médias de Reporters sans frontières "On se trompe de cible en s'en prenant à Internet, il y avait du terrorisme avant Internet. Au lieu de criminaliser la consultation des sites, on a plutôt envie de voir que les efforts se concentrent sur les gens qui alimentent ces sites et qui sont responsables d'actes terroristes".
Est-ce pour Nicolas Sarkozy qui a plusieurs fois parlé "d'Internet civilisé ", l’occasion de faire un premier pas en direction d’un web plus encadré et contrôlé ?
Surveillance du Net réaction de Lucie Morillon de RSF.mp3
(854.29 Ko)



















