"Aucun résultat d'élection, partiel ou définitif, ne peut être communiqué au public par la voie de la presse ou par tout moyen de communication au public par voie électronique (...) avant la fermeture du dernier bureau de vote" stipule le code électoral français (article L52-2).
Quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, resurgit la polémique sur cet embargo qui risque d'être mis à mal cette année. En effet le journal Libération vient d'annoncer qu'il "se réserve le droit" de publier sur son site internet les estimations dès 18H30, "si l'écart est net et les sources fiables".
C'est ce qu'a déclaré Nicolas Demorand, le directeur de la rédaction du quotidien qui estime que la loi représente "un vrai problème démocratique" dans la mesure où "le monde des médias, de la politique et leurs amis sont informés avant les électeurs".
Quant à Philippe Massonnet le directeur de l'Information de l’Agence France-Presse il se pose les mêmes questions que beaucoup d'autres médias et fera connaître sa position vendredi. C’est également vendredi que la Commission des Sondages dévoilera son dispositif anti-fraude.
Pour Nicolas Demorand, la décision de son journal Libération ne dépendra pas de l'attitude des autres, et d’affirmer "s'il faut que Libé aie le rôle de brise-glace, on le fera. Tous les scénarios restent possibles (...) Ce qui fera qu'on publie ou pas (ces estimations) dépendra uniquement de la qualité de ce qu'on aura".
D’autant que dans les pays voisins, la RTBF, Radio-télé francophone publique belge, le journal Le Soir de Bruxelles, mais également RTS, la Radio-Télévision suisse ou le site de Lausanne 20minutes.ch, qui ne tombent pas sous le coup de la loi française, ont annoncé qu'ils publieraient les estimations avant 20H00. Comment alors contrôler les comptes Twitter de tous les journalistes, des membres des états-majors des partis, etc ?
Mais qu’en pensent les Français ? Un récent sondage, montre qu’ils restent attachés à ce rendez-vous du 20H00 et 64% d'entre eux considèrent comme "une mauvaise chose" une rupture de l'embargo.
Quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, resurgit la polémique sur cet embargo qui risque d'être mis à mal cette année. En effet le journal Libération vient d'annoncer qu'il "se réserve le droit" de publier sur son site internet les estimations dès 18H30, "si l'écart est net et les sources fiables".
C'est ce qu'a déclaré Nicolas Demorand, le directeur de la rédaction du quotidien qui estime que la loi représente "un vrai problème démocratique" dans la mesure où "le monde des médias, de la politique et leurs amis sont informés avant les électeurs".
Quant à Philippe Massonnet le directeur de l'Information de l’Agence France-Presse il se pose les mêmes questions que beaucoup d'autres médias et fera connaître sa position vendredi. C’est également vendredi que la Commission des Sondages dévoilera son dispositif anti-fraude.
Pour Nicolas Demorand, la décision de son journal Libération ne dépendra pas de l'attitude des autres, et d’affirmer "s'il faut que Libé aie le rôle de brise-glace, on le fera. Tous les scénarios restent possibles (...) Ce qui fera qu'on publie ou pas (ces estimations) dépendra uniquement de la qualité de ce qu'on aura".
D’autant que dans les pays voisins, la RTBF, Radio-télé francophone publique belge, le journal Le Soir de Bruxelles, mais également RTS, la Radio-Télévision suisse ou le site de Lausanne 20minutes.ch, qui ne tombent pas sous le coup de la loi française, ont annoncé qu'ils publieraient les estimations avant 20H00. Comment alors contrôler les comptes Twitter de tous les journalistes, des membres des états-majors des partis, etc ?
Mais qu’en pensent les Français ? Un récent sondage, montre qu’ils restent attachés à ce rendez-vous du 20H00 et 64% d'entre eux considèrent comme "une mauvaise chose" une rupture de l'embargo.



















