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Quand Murdoch attaque Obama sur Twitter


Rupert Murdoch attaque le président américain Barack Obama dans un message en ligne visible dimanche, reprochant à son gouvernement de faire le jeu des grands groupes de l'internet en menaçant de s'opposer à des propositions de loi antipiratage.



« So Obama has thrown in his lot with Silicon Valley paymasters who threaten all software creators with piracy, plain thievery. » qu’on peut traduire par "Obama a donc rejoint les patrons de la Silicon Valley qui menacent de piratage et de vol pur et simple tous les créateurs de logiciels" a écrit le président et fondateur de l'empire des médias NewsCorp dans un message envoyé de son compte Twitter.

Ruppert Murdoch fait allusion à un communiqué diffusé samedi 14 janvier sur le site internet de la Maison Blanche à propos de propositions de loi actuellement à l'étude au Congrès.


"Le piratage en ligne pratiqué par des sites internet étrangers est un problème grave qui nécessite une réponse sérieuse de la part du législateur, mais nous ne soutiendrons pas une législation qui réduirait la liberté d'expression, augmenterait les risques en matière de cybersécurité, ou saperait le dynamisme et l'innovation de l'internet mondial", indique ce communiqué.


Les propositions de loi "Stop Online Piracy Act ", déposée à la Chambre des représentants, et "Protect IP Act", étudiée au Sénat, visent à combattre le piratage en ligne. Elles ont reçu le soutien de Hollywood, de l'industrie musicale et de la Chambre de commerce américaine. Mi-décembre, plusieurs patrons d'internet, comme les fondateurs d'eBay, Google, Twitter, Yahoo! ou Wikipedia, avaient publié une lettre ouverte s'inquiétant des projets du Congrès. Selon eux, les propositions à l'étude "donneraient au gouvernement américain le pouvoir de censurer internet en utilisant des procédures similaires à celles employées par la Chine, la Malaisie ou l'Iran".


"Nous avons tous eu la chance de fonder des groupes ou des associations qui promouvaient l'esprit d'entreprise, l'innovation, la création de contenu et la libre expression en ligne", écrivaient-ils, craignant que l'environnement ayant permis leur succès ne soit remis en cause par les élus.



Dominique Desaunay
16/01/2012
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