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"Safe House" une sorte de Wikileaks du Wall Street Journal


Le Wall Street Journal vient de lancer sa "Safe House" qui signifie coffre-fort en français, qui permet aux lanceurs d’alertes de déposer toutes sortes de documents de manière confidentielle.



SAFE HOUSE du Wall Street Journal
SAFE HOUSE du Wall Street Journal
Au même titre qu’Al-Jazira a créé une "Transparency Unit " début 2011, et Mediapart son FrenchLeaks, le Wall Street Journal s’est doté d’un nouvel outil pour lui permettre de recevoir des documents confidentiels.


« Safe House » est en principe anonyme, mais bizarrement le Wall Street Journal indique "La possibilité de vous contacter en cas de besoin améliore grandement notre capacité à couvrir un sujet rapidement."


On peut aussi s’interroger sur les conditions d'utilisation qui prévoient des garanties d'anonymat plutôt limitées pour les lanceurs d'alertes. "En l'absence d'un accord de confidentialité complémentaire, nous nous réservons le droit de divulguer toute information vous concernant aux forces de l'ordre ou à une tierce personne, sans vous prévenir, dans le but de nous conformer à la loi ou à une réquisition judiciaire (...) ou pour protéger les intérêts d'autrui".


Le quotidien explique que les conditions d'utilisation de la Safe House sont conçues pour "préserver la flexibilité permettant de réagir en cas de circonstances extrêmes", mais que "la priorité numéro un du Wall Street Journal est de protéger ses sources".


Le fameux WikiLeaks est déjà très critique envers ce concurrent. On peut lire sur son compte Twitter, que le jour même du lancement de la Safe House, le journal publie une tribune justifiant la mise en examen de Julian Assange.

Dominique Desaunay
07/05/2011
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