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Sortie en France du «knowledge graph» de Google ou «graphe du savoir»


Après les États-Unis Google lance son «knowledge graph» en France, un graphe des connaissances humaines classées en fiches ou «entités», qui aide Google à proposer des réponses factuelles et non plus uniquement des liens vers des pages contenant des mots clés.



Sur la page du moteur de recherche, les résultats de Google présentent à droite un module proposant des fiches extraites du «knowledge graph », sur des personnalités, des pays, monuments, historiques, rivières, clubs de foot, etc.


Google possède déjà une base de 500 millions d'entités et de 3,5 milliards de connexions entre chaque «nœud» du graphe. Le moteur de recherche avait commencé à alimenter cette base en rachetant Metaweb en 2010 et l’a complétée avec des données publiques de Freebase, de Wikipédia ou encore du «World Factbook » de la CIA.


Mode d’emploi du « knowledge graph » , auparavant, pour une recherche, Google fonctionnait par mots-clés: il ratissait son index du Web, par exemple, si on cherchait « François Hollande », le moteur cherchait les pages avec « Francois » et celles avec « Hollande» et les recoupait pour offrir des liens correspondant à la requête. Maintenant, Google dresse des fiches et sait que François Hollande est une personne, connectée par des liens au poste de Président Français ou encore, qu'il réside à l’Élysée.


Google, vient en quelque sorte, de réinventer la contextuelle que l'on trouvait sur les sites de premières générations, à l'époque du Web 1.0... Avec une différence de taille, cette agrégation d'informations ne se fait plus à la main, ou sur la base du contenu d'un seul site, mais automatiquement, sur l'ensemble, ou presque , des données circulant sur le Web.


A la sortie de la version américaine du « knowledge graph », certains ( vilains ) détracteurs accusaient Google de phagocyter des sites de contenus comme Wikipédia, qui craignaient dès lors voir leur fréquentation chuter...Ce qui a bien eu lieu... en fait !


Que voulez vous ! Le seigneur de la recherche reste fidèle à ses trois devises  : un Moteur pour les trouver, un Moteur pour les amener, un Moteur pour les gouverner tous, et dans les ténèbres du Web, à jamais les lier...



Dominique Desaunay
07/12/2012
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